Le maire de Courbevoie, M. Boursier, vient d’avoir une idée très heureuse et il serait à désirer que ses collègues des autres communes suburbaines de Paris suivissent son exemple.
M. Boursier a fait installer une « chambre de secours » dans les locaux nouvellement aménagés du commissariat de police.
Le but poursuivi est d’y recevoir les personnes blessées sur la voie publique et de leur donner les premiers soins qu’exige leur état.
Si la blessure ne présente qu’une gravité relative, les soins sont donnés à la victime par les agents du commissariat, dont le docteur Ramonat, de la Société de sauvetage, a fait d’excellents infirmiers.
En revanche, le cas est-il très sérieux, on appelle par téléphone un médecin et, s’il y a lieu, une voiture des Ambulances urbaines pour transporter le malade à l’hôpital ou chez lui, s’il le demande.
Inutile d’ajouter que l’aménagement de cette « chambre de secours » a été combiné de la façon la plus intelligente et dans des conditions d’hygiène ne laissant aucune place à la critique.
La municipalité peut être fière de cette œuvre appelée à rendre de si grands services à la population.
Le Figaro — 15 mai 1897










