
Le nouveau préfet de police est, comme son prédécesseur, M. Lépine, un fonctionnaire de carrière.
Docteur en droit, inscrit au barreau de Paris, il entra dans l’administration, il y a dix-sept ans, en qualité de sous-chef du cabinet du ministre de l’Agriculture. Il passa ensuite au ministère du Commerce, fut sous-préfet des Sables-d’Olonne, d’Hazebrouck, de La Flèche, puis préfet des Deux-Sèvres.
Entre temps, il avait été appelé, en 1889, à la préfecture de la Seine, comme directeur du cabinet de M. Poubelle. Il occupait, en dernier lieu, la direction de la sûreté générale au ministère de l’Intérieur.
Fils d’un ancien sénateur des Basses-Alpes, M. Charles Blanc est né à Gap, mais il a fait toutes ses études à Paris, au lycée Louis-le-Grand et à l’École de droit, et il y a accompli la majeure partie de sa carrière administrative.
C’est un homme de quarante ans, très brun, d’allures à la fois distinguées et décidées. Fort laborieux et sachant unir la courtoisie à la fermeté, il paraît devoir hériter des sympathies que M. Lépine s’était conciliées à la préfecture de police et parmi la population parisienne.
L’Illustration — 23 octobre 1897










