
La Compagnie générale des omnibus exploite toutes les lignes d’omnibus désignées par une ou plusieurs lettres de l’alphabet.
Les voitures d’omnibus sont de trois sortes :
- les anciennes voitures, contenant 26 ou 28 places, dont 14 à l’intérieur et 12 ou 14 à l’impériale ;
- les voitures à 30 places, dont 14 à l’intérieur, 14 à l’impériale (accessible aux femmes) et 2 sur la plate-forme ;
- les voitures à 40 places, dont 16 à l’intérieur, 20 à l’impériale (accessible aux femmes) et 4 sur la plate-forme.
Une place d’intérieur ou de plate-forme coûte 50 c., quelle que soit la longueur du parcours, et donne droit à un billet de correspondance qu’il faut réclamer en payant sa place et conserver pour le remettre avec le numéro d’ordre, qu’on devra prendre au bureau en descendant de voiture, au conducteur de la voiture de correspondance.
Une place d’impériale coûte 15 c., avec correspondance, 50 c.
Les sous-officiers et soldats français payent 15 c. à l’intérieur avec ou sans correspondance.
Les voitures des différentes lignes se reconnaissent, le jour, à leur couleur, et le soir, à leurs lanternes ; elles s’arrêtent sur tous les points de leur parcours (pour y monter ou en descendre, faire un signe au conducteur ou au cocher).
Une plaque de verre, transparente le soir, apposée au-dessus de la portière et portant le mot : « Complet » indique au public que toutes les places d’intérieur et de plate-forme sont occupées.
Quand on se présente à l’une des stations ou bureaux de correspondance des omnibus (enseignes bleues portant en lettres blanches ces mots : « Compagnie générale des omnibus », il faut dire, en entrant, où l’on désire aller et prendre un numéro d’ordre délivré par le contrôleur, car le conducteur fait l’appel des numéros à l’arrivée de la voiture (si l’on a un billet de correspondance, le remettre en montant au contrôleur).
Lorsque les bureaux de correspondance sont trop encombrés, on fera bien de ne pas attendre et d’aller au-devant de l’omnibus jusqu’à une certaine distance du bureau (trop près du bureau les omnibus ne s’arrêtent plus) ; on aura assez souvent la chance d’y trouver de la place ; seulement, si l’on est muni d’une correspondance, on en perdra le bénéfice.
Les places d’impériale sont très agréables aux fumeurs ; mais, pour monter dans les anciennes voitures, il faut être agile et descendre à reculons, en partant du pied droit.
Si l’on perd dans un omnibus quelque objet de valeur, on doit le réclamer au dernier bureau de la ligne d’omnibus que l’on a prise, avant de faire sa déclaration à la préfecture de police.
Si l’on a une plainte à porter contre les contrôleurs des stations ou les conducteurs d’omnibus (ce qui est rare) , on peut demander à chaque bureau de la Compagnie un registre spécial contrôlé par la police.
Paris-Diamant — 1897










