M. Cornette, commissaire de police du quartier Saint-Georges, a été appelé, hier matin, à constater le suicide d’un homme de lettres, dont la collaboration à divers journaux parisiens fut assez remarquée il y a quelques années. Nous voulons parler de M. Georges Maillard, qui fut en même temps journaliste, romancier et auteur dramatique.
Ce pauvre homme, las de lutter et ne possédant même pas les ressources nécessaires à sa subsistance quotidienne, s’est tué d’un coup de revolver à la tête, dans la chambre d’hôtel qu’il occupait, au no 8 de la rue de Navarin.
On a trouvé, sur un meuble, des lettres adressées à ses amis, MM. Carrier-Belleuse, Victor Roger, Léon Kerst et Etienne Carjat. Il priait ce dernier de se charger de ses obsèques, et lui recommandait de le faire ensevelir dans un drap — le dernier — lui appartenant.
Suivant le désir du défunt, les obsèques auront lieu à Maisons-Alfort.
Le Matin — 3 avril 1897










