M. Charles D… représentant de commerce, demeurant rue du Rocher, a une très jolie femme. Sa femme a une amie non moins jolie, Mme Emma P. qui habite rue d’Alésia. Comme Mme P… est veuve, Charles D… profite des courses que lui impose sa profession pour aller lui tenir compagnie deux ou trois heures chaque jour.
Hier, il était parti de bon matin, annonçant qu’obligé d’aller assez loin, il ne rentrerait que pour dîner.
— Tiens, se dit Mme P… si j’allais demander à déjeuner à Emma.
Et la voilà partie pour la rue d’Alésia. En qualité d’amie, elle monte, ouvre la porte et se trouve en face de son mari attablé avec la veuve !
On voit d’ici la scène. Après le premier moment de stupeur, Mme D… s’empara d’un couteau et en porta à sa rivale deux coups, l’un à la figure, l’autre au-dessus du sein gauche. Mme P… s’enfuit dans la rue en criant à l’assassin et les gardiens de la paix, intervenant à temps, menèrent tout le monde au bureau de M. Baissac, commissaire de police.
Là, après procès-verbal, Mme P… dont les blessures sont légères, a refusé de porter plainte. M. D… a juré à sa femme de ne plus retourner rue d’Alésia.
Le Figaro — 12 juin 1897
FORCE — APPÉTIT — GAIETÉ
Quoi qu’en disent certains adversaires de l’apéritif, ce dernier est absolument nécessaire à certains tempéraments surmenés. Cependant on a pu, avec raison, s’élever contre l’abus de certaines préparations excitantes, échauffantes, malsaines en effet lorsqu’on les consomme quotidiennement. Le Cognackola, composé, comme son nom l’indique, de cognac et de kola, n’offre aucun inconvénient de ce genre. Il est exquis, savoureux, hygiénique et ne tarde pas à devenir le favori de tous ceux qui l’ont expérimenté durant quelques jours de suite. Ses précieuses qualités s’imposent.
M. Ardura, de Blaye, qui en est l’inventeur, fabrique aussi une délicieuse liqueur de table, le Cognackina, digestive, fortifiante, bienfaisante, exempte ainsi que le Cognackola, de tous les défauts des boissons alcooliques.
On se procure l’un et l’autre dans tous les les cafés et chez l’agent à Paris, M. E. Ducrot, 22, rue Rossini.










