Le Couscoussou des Arabes s’est acclimaté à Paris, et nous le verrons bientôt figurer dans les denrées alimentaires, sans qu’il soit besoin d’imposer à nos cordons bleus, pour sa préparation, la mise en scène arabe.
Tout bon couscoussou a pour base le mouton, découpé par morceaux et accommodé à peu près de la même façon que le traditionnel « haricot de mouton ». Plat populaire très appréciable lorsqu’il est bien préparé.
La différence est dans les légumes dont on l’accompagne, les pommes de terre et les navets étant remplacés par des tomates et de petites courges vertes. On introduit, en outre, dans l’assaisonnement une notable quantité de piment, une cuiller à thé de poudre de curcuma. Le couscoussou, ou farine roulée en petits grains semblables à de la semoule, ayant été cuit à la vapeur en ayant soin exclusivement de le placer dans un récipient assez vaste pour qu’il y gonfle à souhait ; on le dresse au fond du plat, puis on dépose par-dessus tous les morceaux de viande et le jus.
Par ces temps de chaleur, ce mets simple mais savoureux sera fort apprécié des gourmets doués d’un bon estomac.
Le Gaulois — 16 juin 1897










