
Notre figure a besoin à peine de commentaire. La grande fatigue du chemin de fer provient de l’immobilité à laquelle on est condamné, assis, dans les compartiments complets : impossible de se reposer d’une attitude par une autre ; et que faire de ses bras ? Il y a bien dans les compartiments de première classe, à côté des portières, une courroie dans laquelle on peut passer un de ces appendices ; mais c’est tout, que faire de l’autre ? et que peuvent imaginer les voisins qui ne bénéficient pas du coin bienheureux ?
Les voyageurs accueilleront avec joie le petit support de voyage que nous figurons en même temps qu’une de ses applications naturelles ; il n’est pas encombrant ; en dehors de son emploi spécial, il peut servir même à protéger un paquet et il ne nous étonnerait pas d’ailleurs outre mesure de le voir un jour voituré sur le quai des gares de départ, avec les petits coussins, en vue de la location pendant la durée du voyage.
Le Monde illustré — 27 mars 1897










