On sait que le ministre des Travaux publics, accueillant les vœux émis par le Conseil municipal de Paris, doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la substitution de la traction mécanique à la traction animale sur quinze lignes, dont onze exploitées par la Compagnie des omnibus, deux par la Compagnie des tramways de Paris et du département de la Seine, et deux par la Compagnie générale parisienne.
Actuellement, la Compagnie générale des omnibus, qui exploite une quarantaine de kilomètres de voies par la traction mécanique, emploie quatre systèmes : l’air comprime, les accumulateurs, la vapeur et la vapeur surchauffée. La longueur totale des lignes de tramways, où pourrait être employé quelqu’un de ces systèmes, est d‘environ 200 kilomètres.
Mais alors même que les compagnies abandonneraient toutes, pour les tramways, l‘emploi des chevaux, le nombre de ceux-ci ne diminuerait guère dans les rues de Paris, car les tramways n’emploient que 4.000 chevaux, tandis que les omnibus en utilisent 12.000.
Depuis l‘année 1855, d’où date l‘organisation de la Compagnie générale des omnibus, le nombre des chevaux employés a passé de 4.000 à 16.000, et le nombre des voyageurs transportés, de 34 millions à 210 millions.
L’Illustration — 13 février 1897










